Bien connaître son marché

Au Québec, ce sont les jeunes adultes qui consomment le plus les boissons énergisantes. En effet, la tranche d’âge la plus importante concernant la consommation québécoise des boissons énergisantes est celle des 18 à 24 ans (Institut de la statistique, 2017). Parmi ceux-ci, 6 % en font une consommation régulière et 12,5 % en consomme occasionnellement. Les jeunes de 18 à 24 ans préfèrent consommer les boissons sucrées comme les boissons énergisantes ou les boissons pour sportifs (Institut de la statistique, 2017). Également, la consommation de boissons énergisantes serait attribuable à un faible niveau de scolarité et diminuerait à mesure que le niveau de scolarité augmente. En effet, la consommation québécoise pour ce genre de produit est plus élevée chez les personnes ayant un niveau d’étude inférieur à celui d’un diplôme d’études secondaires (Institut de la statistique, 2017). Aussi, la consommation occasionnelle de boissons énergisantes est proportionnellement plus élevée chez les hommes (Institut de la statistique, 2017). Aussi, la consommation régulière pour les boissons sucrées s’avèrerait plus élevée chez les fumeurs (Institut de la statistique, 2017). Certes, elle semble plus grande chez les consommateurs à faible revenu pour les boissons sucrées à saveur de fruits (Institut de la statistique, 2017). 

Ce sont les consommateurs nés au Canada qui consommeraient en proportion plus importante les boissons sucrées. En effet, 43 % des personnes nées au Canada consommeraient régulièrement des boissons sucrées comparativement à 32 % nées à l’étranger (Institut de la statistique, 2017). Sans oublier que ce sont les Québécois vivant en milieu rural qui en sont des consommateurs réguliers (Institut de la statistique, 2017).

Aussi, les jeunes consomment les boissons énergisantes pour se procurer de l’énergie tout comme le café (educalcool, 2019). À l’opposé du café, ce sont des boissons froides qui peuvent se consommer rapidement et donner une impression d’hydratation. Également, la consommation régulière de boissons sucrées serait plus grande chez les sédentaires (Institut de la statistique, 2017). 

Les boissons énergisantes envoient l’image de virilité, de performance ainsi que de transgression des règles (Vie de parent, 2017). On cherche à créer un sentiment d’appartenance au sein d’un groupe chez les individus plus jeunes, ceux qui sont considérés comme « cool ». C’est d’ailleurs dans leur consommation que les jeunes adultes vont tenter de s’affirmer. L’image projetée par les boissons énergisantes est celle de l'invisibilité et sous-entend que les gens qui en font usage vont au-delà des limites (Vie de parent, 2017). Autrement dit, c’est le désir du risque qui les amènerait à consommer et à s’identifier auprès d’un groupe (Vie de parent, 2017). 

Finalement, les consommateurs de boissons énergisantes ont recourent à ce genre de produit pour différentes raisons. Certains pour le plaisir, d’autres pour la hausse d’énergie. On constate que les boissons énergisantes sont surtout consommées par les jeunes Québécois de 18 à 24 ans pour le plaisir (éduc'alcool, 2013). D’ailleurs, 48,5 % d’entre eux vont mélanger l’alcool avec les boissons énergisantes (éduc’alcool, 2013). Cette tranche d’âge consommerait les boissons énergisantes lors de fêtes ou encore dans les bars (éduc’alcool, 2013). 

Un portrait du consommateur cible de Coca-Cola Energy

Keven est un jeune homme qui habite une petite ville rurale du Québec. Il aime festoyer dans les bars avec son cercle d'amis qu'il connaît depuis l'enfance. Outre son travail comme couvreur dans la construction, il adore les véhicules motorisés et en possède plusieurs. Adepte de motocross et de VTT en été, il opte pour la motoneige en hiver. Il passe beaucoup de temps dans son garage ou celui de ses amis, où sont entreposés les véhicules qu’il possède. Son alimentation comprend beaucoup de protéines animales ainsi que produits transformés ou hyper transformés. Il consomme beaucoup de mets de restauration rapide et des boissons sucrées. Il ne fait pas d’activité physique outre celle procurée par son travail ou ses loisirs extérieurs. Keven joue plusieurs heures par semaine à des jeux vidéo en ligne de type FPS sur sa console XBOX. Il est un fumeur régulier depuis son adolescence, tout comme son cercle d’amis. Il utilise les réseaux sociaux de Facebook, sans régularité, ainsi que Snapchat. 

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